Pin pignon, pin parasol, culture, entretien, résistance au froid

Pin pignon, pin parasol, culture, entretien, résistance au froid
Arbres du midi, de méditerranée, les pins parasols ou pin à pignons, symbolisent cigale et soleil . Robuste, ce pin nécessite toutefois quelques attentions.

Un beau pin parasol dans le jardin ou devant la maison, pourquoi pas, mais apprenez à le connaître avant de vous décider, pour ne pas avoir de mauvaises surprises.

 

Pinus pinea, le pin pignon, très connu sous le nom de pin parasol

Nul doute que la majesté de l’arbre le rend incomparable et, sous son nom de pin pignon ou sous celui de pin parasol, tout le monde connait cet arbre.

Certains se souviennent que la tombe de Georges Brassens est sous un pin parasol, à Sète. D’autres ont dans la mémoire les œuvres de Paul Cézanne, d’autres encore savourent simplement le souvenir de paysages du midi, ou vivent en région méditerranéenne.

Peut-être originaire du pourtour de la mer Noire, le pin pignon a connu très tôt dans l’Antiquité une extension de son aire par l’homme grâce à ces graines, les pignons, qui, depuis cette époque, ont toujours fait partie de l’alimentation des hommes. En latin, c’est le pin fertile, LE pin, parce qu’il est le seul de sa famille, dans la connaissance de l’époque, à apporter aux hommes une nourriture sous forme de graines énergétiques et délicieuses (après au moins 20 ans de croissance, tout de même). À la fois féculents et huileux, les pignons sont très nutritifs, qualité bienvenue à l’entrée de l’hiver et durant l’hiver, période où ces graines se conservent bien.

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Pin parasol, pin de méditerranée mais pas seulement

D’Afrique du Nord ou d’Europe du sud, les contrées de l’ouest méditerranéen sont abondamment peuplées de pins pignons, associé au pin d’Alep ou au chêne vert dans les maquis, souvent planté dans les parcs, avenues, domaines et jardins, parfois disséminé dans les garrigues.

On le trouve également sur l’Est de la méditerranée et le long des côtes atlantiques marocaines et portugaises ainsi que dans le bassin aquitain, en France.

La passion pour cet arbre depuis plusieurs décennies lui a valu d’être fréquemment planté au-delà de ces limites avec souvent beaucoup de succès.

Il faut dire que sa résistance au froid est bonne. S’il craint surtout les climats frais humides, sa résistance au gel peut être effective jusqu’à – 18 °C, voire – 20 °C, pour des gels brefs, par temps assez sec et pour des arbres déjà de bonne taille. Semis et jeunes plants de 2 à 5 ans ne résistent guère à des froids dépassant les – 10 °C, – 12 °C. Sa plantation est donc possible dans de nombreuses régions de France, mais à la condition de choisir des individus de bonne provenance et déjà bien constitués pour les secteurs trop frais l‘hiver. Son acclimatation en zone limite nécessite de bien connaître quelques secrets d’acclimatation.

À SAVOIR : nul intérêt de protéger le tronc ou les racines l’hiver. Comme la grande majorité des résineux, si le feuillage meurt, gèle, l’arbre meurt et ne repart jamais du pied.

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Pin pignon, frugal si nécessaire

Pin pignon, pin parasol, culture, entretien, résistance au froid
Pin pignon, pin parasol, culture, entretien, résistance au froid

Capable de vivre 200 à 250 ans, le pin parasol est exigeant en ensoleillement. Offrez-lui le plus de soleil possible.

Préférez-lui un sol bien drainé, voire sec. Mais il peut aussi facilement se contenter de sols très rocheux ou, à l’inverse profonds et frais mais, dans ce dernier cas, plutôt si le climat est chaud et sec. Les sols très calcaires sont ceux qui lui conviennent le moins.

En secteur peu gélif et chaud on l’utilise même pour modérer la présence d’eau en zone assez humide.

Une plantation en terre de jardin ordinaire fraîche à sèche, profonde et en exposition inondée de soleil est parfaite. Inutile d’arroser au-delà des périodes sèches des deux premières années après plantation.

Il faut l’acheter en conteneur, c’est le plus sûr moyen de ne pas casser la motte en le transplantant, si l’on s’y prend délicatement pour l’extraire de son contenant.

Inutile aussi d’envisager des apports d’engrais plus sujets à perturber son cycle de croissance et sa résistance au gel. Forcer la croissance des pins est un « art » de pépiniéristes professionnels.

Ce qu’il faut savoir avant d’acheter Pinus pinea

Le pin pignon résiste brillamment aux embruns, mais en côte Atlantique notamment, les vents cassent les branches y compris de gros sujets, supprimant parfois la silhouette spectaculaire de l’arbre.

Là où il peut poser le plus de problèmes face au vent c’est durant sa période sphérique ou, avec un petit tronc, il possède une grosse tête en boule offrant une prise au vent très importante qui lui est souvent fatale à ce stade lors des grandes tempêtes. Sa chute provoque inévitablement des dégâts au bâti si son implantation est trop proche de l’habitat. L’écarter de 8 m de la maison semble un minimum, par rapport aux vents dominants.

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Avec l’âge il s’aplatit. Il offre alors une excellente résistance aux vents grâce à un enracinement puissant.

Mais si la station lui convient, c’est un arbre puissant, de grande taille (environ 20 m de haut), qui développe une cime d’un diamètre parfois presque égal à sa hauteur et qui peut procurer trop d’ombre, l’hiver, y compris vis-à-vis du voisinage. En fait, il est inadapté au petits jardins de moins de 1000 m2

Son enracinement assez puissant assèche fortement le sol, donc fait disparaître sous lui pelouse ou autres plantes en vieillissant, comme il peut soulever les murets.

Le problème des aiguilles ne lui est pas propre, bien sûr, mais comme tous les pins, elles sont dangereuses sur les chemins dallés car très glissantes (personnes à déplacements difficiles notamment). Quand elles tombent, elles bouchent aussi les chenaux et gouttières, les regards, se bloquent sous les tuiles, dans les glissières de baies vitrées et les grilles d’aération.

Par contre, presque dépourvu de parasites, c’est un arbre facile, sans souci, quelques fois seulement sujets aux attaques de chenilles processionnaires.

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