Comment minimiser les effets de la sécheresse au jardin ?

Comment minimiser les effets de la sécheresse au jardin ?
Sol sec, plantes qui fanent ; préventives, curatives, voici astuces et solutions pour économiser l’eau et améliorer le confort des plantes.
Comment minimiser les effets de la sécheresse au jardin ?
Comment minimiser les effets de la sécheresse au jardin ?

Éviter que les plantes souffrent de la sécheresse au jardin, et réduire les arrosages est tout à fait possible et peut-être soit réfléchi en amont, lors de la création du jardin, préventivement, soit pensé lorsque la saison sèche arrive, par des gestes et aménagements adaptés (*).

Connaître et associer les plantes pour lutter contre la sécheresse

Comprendre ce qu’est la sécheresse et pourquoi les plantes ont soif est très important pour adapter son comportement et les bons gestes en fonction de la situation et du type de plante.

Il est ainsi primordial de savoir que les exigences en eau varient selon les plantes : les hydrophytes (espèces qui ont besoin d’eau facilement absorbable) s’oppose ainsi aux xérophytes (plantes qui supportent parfaitement de faibles teneur en eau du sol). La conséquence directe en est qu’il ne faut jamais mélanger des plantes aux exigences différentes car il devient très difficile de les traiter ensuite de manière adaptée.

Constituez des massifs, bosquets, plates-bandes ou jardinières de plantes ayant les mêmes exigences en eau ; exemples : ne plantez pas ensemble des érables ou des frênes avec des chênes verts ou des pins sylvestres ; les seconds résistent très bien à la sécheresse, pas les premiers. De même, on n’associe pas dans un même massif des lavandes ou des romarins avec des menthes ou des rosiers, même si le mélange de couleurs peut être très esthétique.

Pour tous les achats importants d’arbres ou d’arbustes, il est donc utile de bien s’informer auprès de pépiniéristes professionnels en leur décrivant bien votre jardin et votre projet, et en localisant avec précision votre propriété, sur une carte par exemple. Ces gens là connaissent très bien les contraintes climatiques locales et les variations d’un secteur à un autre.

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Sécheresse : on ne conçoit pas un jardin comme on meuble une maison

Bien connaître le milieu naturel local et les incidences directes sur le jardin est une clé pour réussir son jardin. Le plus beau des jardins, s’obtient moins par chance, argent ou temps passé que par une bonne maîtrise de l’ensemble des paramètres naturels qui le caractérisent et la connaissance des végétaux que vous y adapterez en conséquence. C’est l’étape indispensable avant de se précipiter dans une jardinerie. Au jardin les achats coups de cœur sont rarement les biens venus : gaspillage d’argent et nombreux échecs assurés, surtout avec des plantes fragiles et qui craignent la sécheresse.

L’art de bien utiliser au jardin les ressources du milieu, c’est tirer profit des forces et faiblesses de celui-ci. Connaître ou créer les micro-situations, permet d’installer confortablement les bonnes plantes tout en leur offrant le meilleur : sur les hauts de talus, les plantes résistantes au sec ; au pied du talus, les plantes appréciant la fraicheur du sol ; même raisonnement entre une légère « bosse » et un léger « creux ». Utiliser les ombres portées des grands arbres est un autre exemple pour implanter les végétaux supportant le moins la sécheresse. Par contre, un pied de mur, une façade exposée plein soleil gagne a recevoir des xérophytes.

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À une époque où nous parlons de plus en plus d’écologie et d’économie des ressources naturelles, partout ou le climat est propice à des périodes de sécheresse et où le sol est pauvre, il faut sérieusement envisager l’idée de concevoir un jardin sec, où les arrosages sont rares ou nuls.

Quand le jardin est conçu, il faut savoir optimiser les arrosages

Arroser n’est pas un automatisme. Planter en se disant que l’on va installer un arrosage automatique est dénué de sens si les étapes précédentes n’ont pas été réfléchies. C’est du gaspillage d’eau et d’argent. Fini l’époque où les arroseurs arrosaient tout et n’importe quelles plantes.

Pour arroser, il faut savoir que :

  • de jeunes plantations nécessitent plus d’eau que des plantes installées
  • de petites plantes ou de jeunes plantes nécessitent de petits arrosages plus fréquents
  • l’aspect sec en surface ne signifie pas que le sol est sec en profondeur
  • de grandes plantes ou des plantes bien installées nécessitent de rares arrosages copieux
  • pour un sol très filtrant (sableux ou graveleux), les arrosages abondants sont inutiles
  • plus les plantes sont regroupées, plus l’arrosage est durable et procure de l’humidité de l’air.

Toutes les consignes pour bien arroser et réaliser un arrosage efficace et économique sont à connaître.

Protéger les plantes de la sécheresse et de la chaleur

Il est facilement admis que l’hiver, les végétaux sensibles doivent être protégés du froid. Mais curieusement, peu de gens pensent à protéger leurs plantes des fortes insolations et du sec. Pourtant, chaleur et sécheresse excessives méritent tout autant d’attention.

  • Plus une plante est exposée à la force des rayons chauds du soleil, plus elle dépense de l’énergie pour se protéger des brûlures et « gaspille » la précieuse eau. Un pare soleil sera bienvenue les journées les plus chaudes. Les plantes en pot peuvent être mises à l’ombre.
  • Plus il y a de vent, plus l’air s’assèche et l’eau transpirée par les plantes se trouve gaspillée. Par temps chaud et sec, une protection contre le vent, autour des plantes sensibles au sec, est utile.
  • Plus le sol est tassé ou trop finement travaillé et plus l’évaporation de l’eau du sol est forte. Il est souvent question de paillage de sol pour protéger la terre des pluies battantes ou du rayonnement direct du soleil.
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Si les écorces broyées peuvent donner de bons résultats, tout autant qu’un bon « matelas » d’herbe sèche non tassée (ou de paille), une belle idée consiste, dans les massifs ombragés (pour les plantes aimant les sols frais) ou dans des massifs de plantes xérophiles, à réaliser un paillage minéral, en recouvrant la terre de tuiles ou d’ardoises concassées, de petits galets ou de graviers, sur une dizaine de centimètres d’épaisseur, voire plus. Un tel « paillage » est indestructible, totalement neutre sur le milieu et efficace, et peut être l’occasion de réaliser des mariages de couleurs en jouant avec les types de matériaux. Mais comme tout paillage, il ne faut pas qu’il soit tassé par piétinement ou roulage.

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